Nos premiers pas en AMAP

Cela fait quelques temps qu’on y pensait, mais avec la maison, le déménagement… on avait laissé cette idée de coté dans le coin de notre tête, mais ça y est, nous avons franchi le pas et nous sommes à présents AMAPiens.
Tout d’abord, l’AMAP est l’Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Le but est de permettre aux paysans de pouvoir vivre sans avoir recours à l’agriculture intensive. En clair, c’est lui permettre de vendre ses produits directement au consommateur, sans passer par le côté malsain qu’est la grande distribution.
En effet, la grande distribution veut faire un maximum de profit et tire les prix de vente du producteur vers le bas (en même temps qu’elle augmente ses prix en magasin). À ce jeu, pour pouvoir avoir un revenu décent, le producteur doit augmenter ses volumes et doit donc plus produire, c’est là que commence la culture intensive. Il mets tout un tas de produits chimiques sur ses cultures (engrais pour produire plus, pesticides pour limiter ses pertes). Et qu’on ne me dise pas que tout ça n’est pas dangereux pour la santé, quand on voit comment se protègent ceux qui s’en servent.
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En plus, pour limiter ses coûts de production, les semis sont bas de gamme et donc, on achète des produits de qualité médiocre (qui peuvent être dangereux pour la santé).
L’AMAP permet de regrouper ensemble producteurs et consommateurs.
Le fonctionnement est simple: les AMAPiens s’engagent sur un volume de consommation, cela assure un revenu au producteur. Ce dernier connaissant le volume consommé, ne produira pas en excès et sera assuré de vendre ce qu’il a produit. Dans l’AMAP où nous sommes, le panier est de 15€/semaine. On paye 15€ toute l’année, mais en fonction des saisons et des récoltes, on peut en avoir pour 25€ ou 10€ de produit (15€, c’est une moyenne sur l’année).
Le prix des produits est sensiblement celui que l’on peut trouver en grande distribution (légèrement moins cher), mais la qualité et le naturel sont là. Comme il n’y a pas d’intermédiaire entre le consommateur et le producteur, ce dernier peut se permettre de faire des produits hauts de gamme tout en respectant la nature (aucun produit chimique, que du naturel).
L’AMAP où nous sommes à une particularité, le producteur utilise la traction animale, il a deux ânes en guise de tracteur (deux ânes tellement proches de leur maître qu’ils l’appellent dés qu’il passe dans leur champ de vision). Il nous a convié à venir voir tout ce petit monde en action un dimanche matin à la fraîche.
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Nous allons chercher nos paniers le vendredi soir, c’est un peu la surprise, car c’est le producteur qui choisi les produits qu’il met dedans, en fonction de sa récolte. Ça permet à mon chef cuisinier d’improviser ses menus (elle qui n’a jamais voulu aller à MASTER CHEF…) et de faire découvrir des nouveaux produits aux enfants. Dans le dernier panier, nous avons eu salade, navets, courgettes, tomates, poivrons, pâtissons, concombre, betteraves et pommes de terre.
Pour ceux qui en consomment, il est possible d’avoir aussi des œufs, du fromage, du miel… mais ça c’est en supplément.
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4 réflexions au sujet de « Nos premiers pas en AMAP »

  1. Marie

    Trés bonne initiative. Nous sommes dans une AMAP depuis 2 ans, et je ne reviendrais pas en arrière. Seul Bémol « Qu’est ce que je peux manger comme choux en hiver 😉 »

    C’est une super expérience quoiqu’il en soit et moi j’adore.

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  2. Le grand chef

    Qu’est ce qu’ils sont bons ces légumes, ils ont vraiment du goût. En plus, aller les chercher directement chez le producteur, voir d’où ils viennent et côtoyer ceux qui les font pousser et les récoltent, je trouve que ça donne vraiment une autre dimension à l’assiette et c’est encore meilleure.
    J’ai un profond respect pour ces gens qui nous nourrissent. Que deviendrait-on s’il n’y avait plus ces Paysans?
    On aurait 2 solutions: mourir de faim ou manger des OGM et des produits chimiques à tous les repas. On subirait le dictat des grandes multinationales et on finirait quand même par mourir de cancer ou autres maladies.

    Les AMAP mériteraient d’être déclarées d’intérêt publique.

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