Archives de catégorie : Les humeurs de la Tribu

Bilan et résolutions

Je ne vais pas faire dans l’originalité mais j’avais envie de faire un petit bilan de l’année passée et de me poser quelques résolutions à respecter pour l’année à venir.

Le bilan de 2014

Fin 2013, je n’avais fait  qu’une résolution, en la réalisant, 2014 a été l’année d’un très grand changement mais surtout d’une grande fierté pour moi car j’ai enfin eu mon permis de conduire.
J’ai attendu 13 ans avant d’oser franchir la porte de l’auto école et malgré ma vie très chargée et les quatre enfants 24h/24h avec moi, j’ai eu le code et la conduite du premier coup.
Une fois de plus je m’étais sous-estimée alors que j’étais capable. Je regrette juste de ne pas avoir eu assez confiance en moi pour me lancer plus tôt. Avoir le permis quand on vit à la campagne, ça change la vie.

J’ai aussi fait mon premier tatouage et je l’aime tellement que j’ai déjà hâte d’en faire un autre. Peut être cette année si j’en ai l’occasion. En tout cas je sais déjà ce que je veux, j’ai même déjà fais le dessin, par contre j’hésite encore pour l’endroit , mais je pense qu’il sera sur la clavicule.

dessin tatouage

Le contrôle IEF de l’année s’est merveilleusement bien passé.Les enfants ont fait d’énormes progrès au niveau scolaire. Pour me rassurer, je leur ai fait faire les évaluations officielles de l’académie en niveau CM1 et CM2 et j’ai été surprise de voir le bon niveau qu’ils avaient par rapport au programme de l’école.
A part les fautes d’orthographe qui sont encore trop présentes et un peu de conjugaison, il n’y a rien à revoir sur le programme. Comme quoi, même sans aller à l’école et sans passer des journées entières à travailler, ils ont un aussi bon niveau que les enfants scolarisés.

En juin, nous avons adopté des poules et depuis, une belle histoire d’amour est née avec les enfants. Nous en sommes tous dingues.

poule soie

Pour Noël, les quatre enfants ont eu le cadeau de leur rêves, Ninja, une adorable tortue d’eau est venue agrandir la Tribu

tortue ninja tortue ninja

Mes résolutions pour 2015

  • M’occuper plus de mon blog, j’ai une trentaine d’articles en brouillon et je n’ai jamais le temps de les terminer.
  • Prendre plus de temps pour moi en déléguant un peu au Grand Chef, parce que ces derniers temps, j’ai vraiment pas eu une minute à moi pour me détendre.
  • Perdre au moins 10 kilos pour enfin me sentir bien et pour pouvoir mettre de jolis vêtements.
  • Faire plus de sorties avec les enfants, maintenant que j’ai le permis, on devrait pouvoir y arriver.

 

BONNE ANNEE 2015

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Une nouvelle atteinte à la démocratie

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Une proposition de loi voulant interdire l’instruction en famille est à l’étude.
Nos dirigeants ne diront pas qu’ils veulent l’interdire, mais en la réduisant à la seule situation de handicap (physique et mental), c’est priver plusieurs dizaines de milliers d’enfants et adolescents de s’épanouir dans leur vie d’écoliers, en les obligeant à retourner dans un établissement scolaire.
Certains pratiquent l’instruction en famille par idéologie, d’autres, suite à échec scolaire dans l’éducation nationale, un système scolaire inadapté, un rejet de l’éducation nationale, des gens qui voyagent à travers le monde ….

Il y a mille et une raisons de choisir l’instruction en famille, c’est un droit qui est repris dans différents textes:
Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, 1952, article 2, protocole n°1.
« Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. »
 
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3.

« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »

Pourquoi une proposition de loi veut interdire l’instruction en famille ?
Officiellement, c’est pour la sociabilisation des enfants.
En effet, les enfants qui pratiquent l’instruction en famille sont des sauvages qui ne sortent jamais de chez eux et ne voient jamais personne. Ils ne savent pas parler autre chose que le langage familial. Ils ne font aucun sport, puisqu’ils ne sont pas obligés, et ne parlons pas des activités extra-scolaires…
Comment devenir sociable, si on apprend pas à se faire raquetter au sein de l’école?
Comment devenir sociable si on n’apprend pas à se faire voler ses baskets Adidas?
Comment devenir sociable si on n’apprend pas à se faire tabasser à la sortie de l’école?
Comment devenir sociable si on n’a pas connu l’échec scolaire dû à une école qui ne sait pas s’adapter aux besoins de chaque enfant?
Comment devenir sociable si …?
Je ne peux pas tous les énumérer, mais j’en ai largement plus que les 15 pauvres et tristement célèbres « moi président de la république… » de mai 2012.
Je n’ai pas fait sciences-po, mais j’ai appris qu’avec nos politiciens, il faut toujours chercher la réponse ailleurs que dans leurs beaux discours.
Je n’ai pas de réponse, mais je réfléchis à leurs motivations possibles:
– lobby de syndicats d’enseignants qui craignent pour l’emploi dans l’éducation nationale
Si tout le monde déserte l’école pour faire l’instruction en famille, il n’y aura plus besoin d’enseignants. Il faut relativiser car l’instruction en famille est estimé à 4 ou 5 dizaines de milliers d’élèves (c’est marginal à côté des 12 millions d’élèves scolarisés)
– envoyer tous les parents au boulot
Notre gouvernement ne veut plus de femmes à la maison, même celles qui souhaitent y rester. Quand il aura donné un travail aux quelques millions de personnes qui en veulent un, il pourra en reparler. Mais d’ici là, combien de fois aura-t-on changé de président (et de premières dames de France)?
– poser les fondations d’une dictature
Sparte, la Russie soviétique, l’Allemagne nazie ont été des périodes de l’histoire où l’Etat a dénié aux parents la responsabilité de l’éducation des enfants.
Appréhender le monde avec une seule pensée, une seule vision, celle du gouvernement en place, ça s’appelle une DICTATURE.
J’espère vraiment me tromper, mais notre président et son gouvernement n’ayant plus de crédibilité, le seul moyen de faire passer leurs idées est de passer en force, d’être directif et ne plus respecter la démocratie.
Si vous voulez soutenir l’instruction en famille, vous pouvez signer la pétition ICI
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Des vacances s’imposent

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Ces dernières semaines, je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à trouver un peu de temps pour moi.
Il y a trop de choses à faire et à gérer à la Tribu en ce moment.
L’école à la maison avec la préparations des cours et des exercices, les tâches ménagères habituelles, un chamboulement dans la maison pour transformer une chambre quasi jamais utilisée en salle de classe, le sport des quatre enfants, la fatigue due à des nuits bien trop courtes à  cause de Mini, une santé chaotique … font que je n’arrive même plus à venir un peu sur internet ou très très peu.

Les garçons ont un programme bien lourd cette année, avec beaucoup de nouveautés.Au début de l’année c’était un peu de la révision, mais là depuis quelques semaines ça se corse sérieusement, surtout avec les fractions qu’ils abordent depuis 3 semaines et eux comme moi en avons marre, on sature, au point que hier, j’ai décidé de mettre de coté ce « chapitre » de mathématiques pour travailler une nouvelle leçon. On reprendra en janvier après avoir décompressé.

Mon blog lui, il est un peu à l’abandon et  je suis frustrée de ne pas pouvoir m’en occuper comme je le voudrais. C’est mon échappatoire, j’ai plein de choses à écrire, à partager et à faire découvrir, mon cerveau est en fusion, mais dés que je tente de me poser pour écrire, ma Tribu me fait comprendre que ce n’est pas le moment. A croire qu’ils se sont donné le mot.
Et je ne parle même pas de ma page Facebook, qui elle, est totalement dessertée.

Tout ça me manque, ma vie « virtuelle » me manque.

Alors, c’est décidé, même si en général on ne respecte pas les dates des vacances scolaires, pour une fois, je dis STOP et je vais faire une bonne coupure d’une semaine (peut être même deux) pour profiter un peu et décompresser, j’en ai vraiment besoin pour éviter un burn out imminent.
Me connaissant, je ne lâcherai pas mes tâches ménagères, j’essayerai juste de ne pas abuser.
Je bricolerai aussi un peu dans notre future « salle de classe » mais en bonne séries addict que je suis, je vais prendre le temps de me poser un peu, tablette à la main, pendant que les enfants profiteront de leurs cadeaux de Noël, pour rattraper mon retard dans les épisodes de mes séries préférées.
Mais surtout, je m’occuperai du blog, je lirai ceux que j’avais l’habitude de suivre parce que je suis passée à coté de beaucoup d’articles et je prendrai le temps de papoter avec mes copinettes.

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Vivement la semaine prochaine !

 

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Etre une maman en impasse thérapeutique

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De nos jours, alors que presque tout évolue et progresse, il y a pourtant des situations qui ne s’améliorent pas, comme certaines maladies restent impossibles à guérir.

Pour les malades, c’est très difficile de se dire que rien ne peut les soigner et quand on est maman, la situation est encore plus difficile à gérer, des fois le moral s’envole, une simple contrariété ou déception suffit pour se voir baisser les bras et ne plus avoir envie de se battre contre quelque chose de toute façon insurmontable.

Pour ces malades, je sais qu’il est dur de parler de sa santé problématique, qu’il est difficile de garder le sourire alors qu’intérieurement la souffrance est continue et que leur corps se dégrade un peu plus chaque jour, qu’il est impossible de faire des projets et de rêver à l’avenir parce qu’on ne sait pas comment on sera dans un mois ou dans un an.

Etre en impasse thérapeutique c’est aussi faire des choix, comme choisir de prendre ou ne pas prendre de médicaments palliatifs qui atténueront un problème en en donnant un autre ou choisir de subir ou non de multiples opérations qui ne feront que soulager les symptômes de la maladie pour quelques semaines, au mieux quelques mois.

Avec cet avenir incertain, on se met à parler de l’éducation de ses enfants avec son mari en disant « quand je ne serai plus là, il faudra que tu fasses comme ça », on ne peut pas s’imaginer avec eux plus tard, on sait que l’on risque de ne pas les voir grandir ou que l’on ne connaîtra probablement pas ses petits enfants mais on se donne au maximum pour profiter d’eux et on se  bat pour qu’ils gardent la meilleure image de leur maman même quand elle vit de très durs moments.
Etre malade décuple l’instinct maternel et fait de ce lien une force qui aide à avancer pour ne pas flancher dans les pires instants.
On se sert aussi de ses erreurs et de son vécu en tant qu’enfant pour ne pas reproduire le même schéma avec eux.
Chaque jour compte et on le vit intensément sans trop penser au lendemain en essayant de vivre le plus normalement possible.

Savoir qu’aucun traitement n’existe pour sa maladie, forge une carapace qui peut nous éviter la trahison, on fuit les problèmes et on n’affronte plus les gens, on se renferme sur nous même en jouant l’autruche , pour éviter  de souffrir et pour garder le peu de sérénité que l’on a encore dans cette vie si difficile.
On apprends des comportements, on test et on voit pour qui nous comptons vraiment.
Une fois la maladie annoncée, on voit qui reste ou qui nous fuit, qui nous soutient ou qui se sert de notre faiblesse pour tenter de nous achever.

Le plus dur reste ce moment où les enfants se questionnent et en parlent. Les entendre dire que « c’est pas juste que les docteurs n’aient pas trouvé de médicaments pour soigner leur maman » ou « qu’ils veulent pas qu’elle soit morte » et devoir répondre à leurs interrogations avec la gorge nouée.

Mais il y a du positif à tout ça, on apprécie beaucoup plus les personnes que l’on aime, on a envie de rendre en puissance mille, l’amour, l’attention et l’amitié que l’on nous donne.

 

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Pour la fête des mères

Le grand chef connaissant mon addiction pour tout ce qui est accessoire de cuisine et sachant à quel point les enfants aiment les fruits et légumes secs, il a décidé de m’offrir un déshydrateur pour la fête des mères le 3 juin.

Comme tout grand chef organisé, il passe commande sur le site « Bien et Bio » dés le mardi 29 mai, le matin à la première heure pour être certain que le colis soit arrivé pour le dimanche même si le délais annoncé sur le site est de 48h.Eh oui, il est prudent mon grand chef.

Mais sa prudence n’a pas suffit, le samedi midi après le passage du facteur, je trouve mon grand chef contrarié… le colis n’est pas arrivé et ne sera pas là pour la fête des mères.

Ne voyant toujours pas de colis arriver le mardi suivant, inquiet, il décide d’appeler le site et on lui annonce que le déshydrateur n’est plus en stock et qu’il faut le commander donc un retard de 7 jours est prévu (un petit mail pour prévenir,ca aurait été bien non ?surtout qu’il était bien en stock sur le site,sinon il aurait commandé ailleurs).

Déçu, il demande un geste commercial en expliquant que cette commande était le cadeau pour la fête des mères. La personne au téléphone lui promet alors un disque en silicone pour le déshydrateur (d’une valeur de 19€ environ)

17 jours après la commande (censée arrivée en 48h), le déshydrateur est enfin arrivé… sans le disque en silicone !

 

Maintenant qu’il est enfin là, je vais pouvoir m’amuser.

 

J’ai déjà testé les carottes,abricots, pommes, bananes, fraises et framboises.
Je vais pouvoir faire du stock de fruits et légumes de notre potager, mais aussi faire sécher les herbes aromatiques du jardin, les champignons…

C’est vraiment un appareil génial. Il est vendu avec 3 plateaux mais on peut en ajouter jusqu’à 10 et en voyant la consommation des enfants, je pense que nous allons de temps en temps acheter des plateaux supplémentaires…

La déshydratation conserve toutes les vitamines et les saveurs ( je dirais même qu’elle les intensifie) des aliments,c’est donc encore mieux que les conserves ou la congélation.

Les enfants ont déjà tentés quelques expériences comme ajouter des fruits à leur lait le matin (on peut aussi en mettre dans les yaourts).Maintenant, ils en prennent même pour aller à l’école pour le goûter.
Mini aussi se régale, lui qui aime beaucoup les fruits, peut se permettre dans picorer quand il veut.

Grâce à mon super cadeau, nous allons pouvoir profiter de produits de saison pendant toute l’année.

Sites très intéressants sur les déshydrateurs: ici et ici

 

 

 

 

 

 

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Il faut le laisser pleurer …

Qui n’a jamais entendu cette remarque en allant chercher son petit bout en train de pleurer ?

Rares sont les mamans qui ne laisse pas pleurer leurs bébés (en particulier pour qu’ils fassent leurs nuits) mais comme d’habitude, je fais partie de cette minorité.

Avec le grand chef, nous n’avons jamais laissé nos enfants pleurer malgré toutes les remarques que l’on a pu entendre: vous allez en faire des capricieux, ils vont prendre de mauvaises habitudes… et j’en passe.

Comme beaucoup de remarques que l’on nous fait, elles rentrent dans une oreille et ressortent par l’autre.

Mais aujourd’hui, une maman, d’un bébé qui a presque  l’âge du Mini (un peu moins de 9 mois), a demandé conseil car son petit ne fait pas ses nuits et demande encore plusieurs fois pour téter; elle se demandait si c’était normal ou non.

Voilà la réponse qu’elle a  eu :

Moi je l’ai laisser pleurer… il se fatigue forcement, c’est hyper dur a tenir, tu le fait 4-5 nuits, des fois une seule suffit! manger la nuit il devrai pas, et si tu réagit pas de suite t’en a pour un bon de temps!
Les bb prennent les habitudes qu’on leurs donne… alors même si c’est hyper dur ( tu va passer 2-3 nuits blanche) bah après se sera génial!

Quand je lis ce genre de choses, pour commencer j’ai envie de jeter mon ordinateur par la fenêtre. Ensuite, je me ressaisis et j’ai envie de dire plein de choses a cette maman.

– ah ben oui, ça sera génial, tu aura complètement détruit ton lien parent-enfant !!! Ça commence la nuit, après ça sera pendant la journée puis pour des choses futiles comme pendant une petite manucure ou un appel téléphonique … Une fois qu’on est habitué, il n’y plus de problème voyons !!!

– Est ce qu’elle aimerait s’endormir d’épuisement, avec une angoisse persistante ? Je ne crois pas, alors pourquoi le faire subir à son petit bout.

– Son enfant est- il  un animal qu’elle veut dresser ? On se le demande, parce que cette méthode d’élimination du comportement est utilisée chez les animaux, avec parfois de lourdes conséquences.

–  Le bébé, dés son plus jeune age enregistre qu’en cas d’angoisse ou de problème, il ne pourra pas compter sur ses parents pour lui venir en aide.

– Tant qu’a ne pas dormir (à cause des pleurs), ça ne serait pas mieux de rester près de son bébé et de le réconforter ?

– Si elle n’était pas prête à être réveillée la nuit, peut-être aurait-elle du choisir d’adopter un petit animal silencieux, plutôt que de faire un enfant. Au moins, elle aurait eu une chance de faire de longues nuits d’au moins 8h de sommeil, quelle chance !

– Elle ignore les besoins de son enfant quand il a besoin de réconfort, en fait-elle autant quand il a faim ? Après tout, à force de sauter des repas, il finira par ne manger que 3 fois par jour, et hop encore une corvée de moins.

– Des études ont aussi prouvées qu’un enfant que l’on ne laisse pas pleurer est bien plus vite autonome, équilibré et confiant. Par contre aucune ne parle de caprices ou autres vices en tout genre.

Bon comme je ne suis pas de mauvaise foi, je vais quand même reconnaître que cette méthode pour faire faire les nuits à son bébé est efficace et radicale, on peut remarquer qu’elle a fait ses preuves dans de nombreux foyers (mais à quel prix ???)

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Ca m’énnerve !!!

Ce matin, en voyant le statut d’une amie d’enfance, sur Facebook, je n’ai pas pu m’empêcher de commenter.

Elle était désemparée face aux altercations de la maîtresse avec sa fille de 3 ans, qui en est carrément venu à lui mettre une fessée.

A la tribu, nous sommes contre la fessée, ce n’est plus un secret. Alors c’est tout naturellement que je lui témoigne mon soutient face à cette situation.

Jusque là rien d’anormal, sauf qu’un peu plus tard, après mon commentaire, une autre personne intervient et lui dit :  » la violence tu l’as bien supportée plus jeune à la maison , donc 1 fessée c est rien , la question est, la méritait-elle ? »

En voyant ce type de commentaire, je m’aperçois que les mentalités n’évoluent pas. Sous prétexte que dans le temps c’était comme ca, on continue à faire pareil et on ne cherche pas plus loin.
Par contre, je me demande, si les personnes qui sont si peu ouvertes d’esprit, continuent aussi à laver leurs vêtements à la main, « comme dans le temps »…

Vient aussi la question : la petite méritait-elle la fessée ?
J’irais bien demander ça à une femme battue par son mari, si elle méritait de se faire frapper,pour voir quelles réponses elle me donnerait !!!

Si on va dans ce sens, du moment que c’est justifié, un acte de violence peut être normal.
Donc une petite grand-mère de 80 ans, qui ne comprend pas qu’elle doit se mettre assise dans son lit d’hôpital, mérite de se faire frapper par le personnel soignant, tout comme une petite fille de 3 ans qui ne comprends pas ce que lui demande sa maîtresse, mérite d’avoir une fessée  ???

Je ne jette pas la pierre aux personnes qui mettent des fessées. Quand on ne connait pas les autres moyens d’éducations que ceux que l’ont a connu, c’est normal de reproduire le même schéma. Mais ce qui m’ennerve me gêne dans cette situation, c’est le manque d’ouverture d’esprit.

En gros, parce que c’est un enfant, il a le droit d’être frappé, parce qu’avant c’était comme ca et parce qu’il le mérite donc nous n’avons rien a dire !!!

 

 

 

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L’éducation sans violence

 

 

http://www.grandirautrement.com/extraits/Flyer-GA-Fessee.pdf

 

Si ça ne choque personne de voir un enfant recevoir une fessée, moi ça me révolte au plus haut point.

Il y a quelques jours, en allant faire nos courses, j’ai vu une femme, qui a carrément giflé sa fille d’environ 5 ans, assise juste devant elle dans le chariot, probablement dérangée parce que la petite lui parlait alors qu’elle discutait avec  d’autres femmes, parlant toutes très fort et toutes avec une cigarette à la main, enfumant la pauvre petite. Au bout de quelques secondes, la petite lui re-parle, et là, sa mère lui hurle : « tais toi ou je t’en recolle une » !!!
J’étais outrée par un tel comportement.

Avec 4 enfants à la maison, je peux très bien comprendre qu’on puisse être à bout à un moment donné, mais j’estime que mettre une fessée ou une gifle à son enfant, ça n’arrange rien, bien au contraire, il y a tellement d’autres façons de communiquer que par la violence et le non respect de l’enfant.
La plupart du temps, les parents qui mettent des fessées, ne cherchent même plus a connaître leurs enfants.
Par exemple, si l’enfant fait une colère, le parent va le menacer en lui disant d’arrêter ou alors il aura une fessée, plutôt que de chercher pourquoi son enfant pleure et essayer de régler le problème de l’enfant ensemble.

Aujourd’hui, aux yeux de la plupart des gens, si on ne frappe pas son enfant, on va forcement en faire un « enfant roi » et irrespectueux envers les autres. Je ne suis absolument pas d’accord, un enfant peut être respectueux, tout en étant respecté par ses parents.

J’entends ou je lis souvent des remarques comme: une fessée ne va pas lui faire de mal ! ou bien : mets lui une tape sur la main qu’il comprenne qu’il ne faut pas toucher à telle ou telle chose…
Et bien si, une fessée peut faire beaucoup de mal, bien plus que l’on peut l’imaginer et non une tape sur la main n’aidera sûrement pas un bébé
de moins d’un an  à comprendre ce qu’il a le droit de toucher ou non.

Je préfère un milliard de fois ramasser toute la journée ce que Mini me vide des tiroirs ou refaire totalement l’aménagement de la maison si besoin, plutôt que de lui mettre une tape sur sa petite main et lui ôter de sa dignité. Mais la plupart du temps, une simple explication ou un « non » suffit.

Nous n’avons pas utilisé la violence pour nos 3 grands et se sont pourtant des enfants très respectueux, doux et câlins, même plus que la norme, pour le plus grand bonheur des enseignants qu’ils ont. Mais ce qui est le plus flagrant, c’est leur capacité à tout comprendre. Quand il y a des choses qu’ils ne doivent pas faire, on leur explique pourquoi, ils comprennent et ils respectent. Nous avons appris tous ensemble à communiquer, maintenant, ils savent qu’on peut parler de tout ensemble, ils ont une extrême confiance en nous. Avec le grand chef, on ne voudrait absolument pas être craint par nos enfants comme beaucoup de parents le sont.

Quand on regarde les infos, ça ne parle que de violence (agressions de professeurs, de contrôleurs, à l’école…), mais comment ne plus voir ce genre d’infos, alors que dans les familles, la violence physique est un acte banal, pire encore, c’est un acte montré en exemple par des personnes qui sont censées être les modèles de l’enfant (ses parents en particulier).

Quand une personne vulnérable est victime de violences, comme une personne affaiblie ou âgée, ou une femme victime d’un homme bien plus fort qu’elle, dans ces cas, la violence est montrée du doigt.
Alors pourquoi, dans le cas d’un enfant, incapable de se défendre face à un adulte, cet acte est considéré comme normal ???

Heureusement, depuis 2004, chaque 30 avril, une journée consacrée à la non violence éducative à été créer. En espérant que cette journée sensibilisera de plus en plus de parents.

 

Alors, Ensemble contre la fessée  ???

 

 

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On ne part pas en vacances… et alors ?

 

Pendant les dernières vacances, on n’a pas arrêté de nous répéter qu’un enfant sur deux n’était pas parti en vacances.

Tout d’abord, je me demande vraiment si ces chiffres sont bien réels, car à la fin des vacances, les professionnels de hébergement (hôtels et campings), même s’ils étaient en dessous de leurs prévisions hyper-optimistes, avaient l’air très satisfait de leur taux de remplissage. Peut-être que beaucoup de parents sont partis sans leurs enfants ….

Même si je reste sceptique quant à la véracité des chiffres annoncés, je ne me permettrai pas de les contester.

Le but de mon post n’est pas de contredire des données officielles, mais de m’interroger sur le fait de ne pas partir en vacances.

A entendre les médias, un enfant qui ne part pas en vacances, c’est intolérable, c’est limite la pire chose qui puisse lui arriver, en tout cas, c’est l’image que l’on veut nous donner.

Faire de la publicité afin de récolter des fonds pour que les enfants défavorisés puissent partir en vacances, c’est légitime et tout à fait honorable. En revanche, ce qui l’est moins, c’est de marginaliser ceux qui ne partent pas.

Quand on nous montre l’image d’un petit garçon tout malheureux car il n’est pas parti en vacances, que doivent penser nos enfants, nous qui préférons exploiter notre patrimoine local et faire tout un tas de choses ‘sur place’ ?

Nous avons la chance d’habiter une belle région, la Normandie, on a la mer et il y plein de choses intéressantes à faire et à voir ; de plus, nous avons une maison où il fait bon vivre et un terrain où nos 4 doudous peuvent largement se défouler.

Je ne sais pas si nous sommes un cas isolé ou si beaucoup de familles font ainsi, mais c’est sûr qu’avec notre tribu, c’est déjà 4 enfants qui ne partent pas en vacances. Ils n’en souffrent pas du tout et sont même très heureux de passer des vacances à la carte. Ici, c’est au jour le jour, c’est eux qui décident ce qu’ils veulent faire (mer, zoo, base de loisirs, parc d’attraction, cueillette….) ou rester à la maison et profiter de leurs jouets.

Je ne critique pas le fait de partir en vacances, mais pourquoi vouloir faire croire à la population que c’est indispensable ? Peut être parce que le tourisme rapporte beaucoup d’argent.

Nous, c’est un choix, mais je pense aux enfants qui n’ont pas les moyens de partir en vacances, qui n’en ressentent pas du tout le besoin et qui tombent sur ce spot les stigmatisant, en assimilant le ‘non départ en vacances’ à un véritable malheur.

Je parle de cette publicité, mais c’est le même discours dans beaucoup de médias et aussi de la part de nos dirigeants politiques.

On voudrait encourager les gens à s’endetter pour partir, on ne s’y prendrait pas mieux.

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Les perles du maternage TOME 1

 

Quand on allaite son enfant (plus ou moins longtemps), que l’on utilise des couches lavables ou que l’on porte son bébé en écharpe, les remarques sont plus que fréquentes, alors si en plus nous avons quatre enfants, je vous laisse imaginer.

Si au début, à la naissance des grands, ces remarques me touchaient, maintenant, avec le grand chef, nous les prenons à la dérision.

Que ce soit au niveau des gens dans la rue ou des médecins, il y a de belles anecdotes à raconter.

Hier soir, alors que nous étions à la piscine tous les six, nous avons fait la rencontre d’une dame qui attend des jumeaux, au fil de la discussion, je lui demande si elle compte allaiter ses bébés, et là, elle me répond que non car la gynécologue lui a dit qu’elle avait de trop petits seins pour les nourrir.

C’est cette rencontre qui m’a donné envie de vous faire partager notre vécu, parfois drôle mais parfois blessant aussi.

Dernière anecdote en date:

La semaine dernière, je vais chez le médecin généraliste pour une entorse à la cheville. Au moment de me prescrire un anti-inflammatoire, je lui demande si il n’y a pas de contre-indication avec l’allaitement. A partir de ce moment, le médecin a totalement oublié mon problème, pour en trouver un autre de taille: mon allaitement. Elle me demande l’âge du Mini et quand je lui dis qu’il a 6 mois, elle me répond que ce n’est pas grave que le médicament passe dans le lait, qu’à 6 mois je DOIT arrêter l’allaitement !!! Et puis quoi encore, je refuse évidemment.

Ensuite elle me demande si j’ai commencé la diversification, je lui réponds que je commence tout juste et qu’il refuse la plupart des choses que je lui propose, alors que je vais continuer en douceur. Elle me dit alors : ehhh ben c’est normal, vous lui avez donné de mauvaises habitudes en l’allaitant.

Depuis quand nourrir son enfant de la meilleure des manières est une mauvaise habitude ???

Puis juste avant de partir, le coup de grâce, elle me demande : au fait, j’espère que c’est le dernier et que vous avez une bonne contraception… non mais de quoi je me mêle.

Tout ça bien sur, d’un ton désagréable et rempli de jugement.

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